Les machinistes du fantasme

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Distributions

Mise en scène – Muriel Matile
Création lumière
– John-Michael Schaub
Création sonore
– Ghislain Butscher
Création vidéo
– Camille De Pietro

Textes et chant

Thomas Richard
Mathieu Palomo
Hugo Beretta

Musiciens

Félix Fivaz – Batterie
Can Unal – Clavier
Chadi Messmer – Basse
Emilio Vidal – Guitare
Paul Butscher – Trompette/Bugle/Percussions
Mathieu Voisard – Flûte/Percussions
Luca Jeannerat – Trombone

Introduction

«Les machinistes du fantasme» est une composition qui nous plonge dans l’univers intime et douloureux de la création artistique et des fantasmes de perfection qui la hantent. Elle met en scène l’histoire de trois créateurs singuliers, fuyant ou succombant au chant des sirènes de la technologie et qui illustrent en filigrane une problématique intimement liée aux recherches musicales de République Atypique: l’art créé à partir de la machine reste-t-il de l’art?

Les racines de cette réflexion s’étendent loin dans l’histoire du XX et du XXIème siècle. Le progrès technique et l’art se sont toujours côtoyés, mais les deux derniers siècles ont amené des bouleversements majeurs qui ont flouté leurs frontières respectives. Si l’on comprend la technique comme l’extension du bras de l’être humain, comme un moyen d’émancipation collectif, alors on peut comprendre l’instrument de musique. Dans sa plénitude, l’art reste autonome, ne se délègue pas. Mais nous assistons aujourd’hui, dans une certaine mesure, au développement de la technique comme moyen de figer les processus de création à des fins d’industrialisation, par la technologie, ou comme moyen utopique de sans cesse se perfectionner, dans une quête presque obsessionnelle du progrès.

Ainsi, entre machines et fantasmes, nous voulons nous livrer à ce périlleux voyage qu’est l’exploration des frontières entre l’art et la technique.

Genèse d’un questionnement

Croiser les expériences et les interrogations dans un groupe de musique oblige à créer du commun. De longues heures debout à tourner en rond ou avancer en ellipse, à jouer l’imprévu, à faire du chemin ensemble. Cette dynamique collective, horizontale, est la clé de voûte du fonctionnement de République Atypique. C’est à leur parcours collectif de musiciens que s’est greffé en début de cette année le désir d’amener davantage de poésie et de mouvement à leurs créations. A l’hybridité musicale, à la subversion par les mots, déjà présentes dans Habemus papam, son dernier album, et Pamphlet, le 3 titres enregistré en live qui l’a accompagné durant les saisons précédentes, le collectif veut rajouter une dimension supplémentaire à son nouveau projet. Composer avec l’inédit: la mise en scène théâtrale des corps, des textes, de la musique et des instruments.

Le Projet en réponse

Avec son nouveau projet, République Atypique veut toucher le noyau dur de la mesure humaine: l’art et la technique. Fait-on de l’art ou fait-on de la technique? Ce sujet brûle les lèvres de notre quotidien de musiciens. La question se pose et on ne sait plus. Alors on se fixe un objectif: travailler cette question et la mettre en scène. La main à l’œuvre, nous avons déjà à notre actif un mois de travail plein, partagé entre résidences, répétitions, séances de discussion et de composition sur ce projet.

Notre nouvelle création «Les machinistes du fantasme » va donner vie à trois personnages: un fou, un funambule, un transhumain. A travers eux, nous voulons mettre à l’épreuve notre capacité à envisager la musique comme une porte de compréhension des prolongements techniques, technologiques et artistiques de l’être humain.

A chaque personnage son fantasme et donc son grain musical. C’est avec eux que nous voulons emporter le public dans un voyage sonore et visuel vers l’univers subtil de leurs fantasmes, perdus entre art et technique.

Le dossier de présentation du projet est disponible ici !

 

 

 
 
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